Depuis ce lundi, le roman de Thélyson Orélien C’était ça ou mourir, qualifié de « phénomène de la rentrée », lauréat de nombreux prix et encore en lice pour le Goncourt ou le Renaudot est au cœur d’une grande polémique : a-t-il été rédigé par une IA ? Avant d’en venir précisément à cette affaire, essayons peut-être de prendre un peu de hauteur comme vous le faites dans votre essai Une langue à soi (Stock). Dans quelle mesure la comparaison entre l’arrivée de l’imprimerie et celle de l’IA, ou de ChatGPT, peut-elle encore être pertinente ? 

L’apparition de l’IA générative bouleverse notre rapport à l’écriture, qui a lui-même été codifié par l’invention de Gutenberg, il y a près de six cents ans. 

Ce que l’on oublie souvent, c’est que ce qu’on croit être des vérités éternelles sur le langage – je pense à des notions qu’on emploie couramment : auteur, imprimeur, plagiat, citation, copyright… – sont en fait des modalités de notre rapport à la langue dans « l’ère Gutenberg ». 


 

Voir plus : https://legrandcontinent.eu/fr/dimanches/qui-ecrit-quand-personne-necrit/

 

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