Le choix du peuple. Une foule de gens de toutes origines et de toutes classes sociales se sont reconnus dans « C’était ça ou mourir »
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Le cœur, l’esprit et les tripes.
Parmi les nombreuses variations possibles, il y a trois sortes d’écrivains qui retiennent mon attention : ceux qui affirment qu’ils écrivent avec leurs tripes, ceux qui privilégient leur cœur et les derniers, qui élisent leur esprit. Disons-le tout de suite, on ne commande pas si facilement les organes humains. En un mot : le romancier aura à se servir de son esprit, de son cœur et de ses tripes. Séparément ou tous ensemble, c’est selon le projet. Ma mère, elle, ne jette rien. Un jour, elle m’a surpris en train d’écrire un article pour Le Petit Samedi soir et, voyant que je biffais une phrase, elle m’a glissé avec son doux sourire : « Elle est jolie, ta phrase, garde-la pour un autre article. » Au lieu de lui répondre que ce n’est pas comme ça qu’on fait, j’ai mis de côté la phrase. Alors, quand un écrivain vient de cette zone du monde, il est déjà couvert des cicatrices de la vie. Et c’est ce qui lui permet de se tenir debout face à des revers difficiles. On se dit qu’on a déjà vécu pire, comme un tremblement de terre dans le cas de Thélyson Orélien.
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