Par Sarah Tadlaoui, Écrivaine. Sur Libération du 15 octobre 2026.

 

IA : comment expliquer que pourl’écriture, ça pique autant ? 6 min • Par Sarah Tadlaoui, Ecrivaine Un robot dessine le paysage du lac de l’Ouest lors de la 5e édition du Salon mondial du commerce numérique, le 20 septembre 2026 à Hangzhou, en Chine. Photo China News Service . Getty Images J Pour l’ex-salariée de Google et romancière Sarah Tadlaoui, la machine, qui parle avec nos tournures, nos émotions, pourrait finir par nous programmer en retour. Il faut donc conserver des espaces de réflexion et d’écriture sans intelligence artificielle. e travaillais dans le laboratoire d’intelligence artificielle de Google quand est apparu, à quelques bureaux du mien, un des premiers modèles d’IA capables de produire du langage sur demande. J’ai alors entrevu un futur saturé de textes préfabriqués, de phrases fast-food, où nous converserions par IA interposées - 15/10/2026 12:32 Jeudi 15 octobre 2026 https://journal.liberation.fr/reader/80ef7b22-fe4d-4017-959c-863040a3c816?origin=%2Fliberation%2Fliberation%2F2026-10-15 1/5 un futur depuis mis en production. J’ai écrit Croire au code (1) pour chercher ce qui, dans la langue, résiste à l’automatisation. L’automatisation par la machine a longtemps libéré l’humain du joug du travail servile - couper le blé, faire la vaisselle, calculer des intégrales. Puis la machine a pénétré dans le divertissement, la connaissance, l’art. Comment expliquer que pour l’écriture, ça pique autant ? Est-ce que l’écriture est le dernier rempart ? Est-ce le dernier temple ? Est-ce la dernière friche ? (Et cette anaphore me rend-elle suspecte de recours à l’intelligence artificielle ?)

 

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