Plestia Al Alaqad est une journaliste, également connue sous le nom de Plestia Alaqad, vidéaste et diariste palestinienne originaire de la bande de Gaza. Les informations biographiques disponibles demeurent fragmentaires : sa date et son heure exactes de naissance, ainsi que son lieu précis de naissance, ne sont pas publiquement établis. Née au début des années 2000, elle est encore vivante au moment où ces lignes sont rédigées. 

Issue d’une famille palestinienne de Gaza, Plestia Alaqad a évoqué, dans ses publications, la présence constante de ses proches dans son quotidien et dans son expérience de la guerre. Sa situation familiale détaillée — notamment ses liens de parenté, son éventuel mariage ou l’existence d’enfants — n’est pas documentée de manière fiable. Cette réserve participe aussi de la frontière qu’elle maintient entre témoignage public et vie privée.

Elle a suivi des études supérieures dans le domaine de la communication et du journalisme, tout en développant une pratique de l’anglais qui lui a permis de s’adresser directement à un public international. Les sources accessibles ne s’accordent pas toujours sur l’intitulé exact de sa formation ni sur l’établissement fréquenté. Avant et pendant la guerre commencée en octobre 2023, elle a travaillé comme journaliste, créatrice de contenus et reporter indépendante.

Son œuvre diaristique se présente moins sous la forme d’un manuscrit que d’un journal de guerre numérique, diffusé principalement par les réseaux sociaux. Vidéos, photographies, messages écrits et prises de parole face caméra y composent une chronique au jour le jour de la vie à Gaza sous les bombardements : déplacements, pénuries, nuits sans sommeil, recherche d’eau ou de nourriture, inquiétude pour les proches, mais aussi moments de solidarité et éclats de vie ordinaire. Le journal naît ainsi dans l’instant, sur un téléphone portable, depuis des lieux précaires — maison familiale, abri, rue ou espace de déplacement — et non dans le secret d’une chambre destinée à l’écriture.

La particularité de cette œuvre tient à son support inhabituel et à sa temporalité immédiate. Alaqad ne transforme pas d’abord l’expérience en récit rétrospectif : elle la transmet tandis qu’elle advient. L’image tremblée, le bruit des explosions, les silences, la fatigue perceptible dans la voix et l’adresse directe au lecteur constituent une écriture documentaire autant que littéraire. L’anglais, souvent choisi pour atteindre un public mondial, devient une langue de passage entre une expérience locale et une réception internationale. Le « je » diaristique y possède une double fonction : il témoigne d’une existence singulière et porte, malgré lui, la mémoire d’une population.

Aucun journal n’a été publié sous forme de livre du vivant de l’autrice à la date considérée. Sa publication originelle est donc celle, fragmentée et continue, des plateformes numériques. Cette circonstance est essentielle : les textes et vidéos peuvent être commentés, relayés, archivés ou effacés presque simultanément. Le journal n’est pas seulement écrit ; il est exposé à la circulation, à la traduction, à la vérification et aux controverses propres aux médias sociaux.

Le public a largement accueilli ses témoignages comme une source directe sur la situation à Gaza. Ses publications ont été massivement partagées et ont fait connaître son nom bien au-delà du monde arabophone. La critique a souligné leur force documentaire, leur simplicité et leur capacité à humaniser une réalité souvent réduite aux chiffres. Certains observateurs ont toutefois rappelé les limites inhérentes aux témoignages diffusés en ligne : sélection des images, contexte parfois incomplet et dépendance aux conditions techniques de publication.

La postérité de Plestia Alaqad reste en construction. Son journal pourrait compter parmi les premières grandes œuvres diaristiques nées de la guerre à l’ère des réseaux sociaux : une archive fragile, instantanée et polyphonique, où la survivance d’une voix devient déjà une forme de littérature.

N. B. Le titre du Dictionnaire ainsi que son projet de couverture ont évolué. Une ébauche est la première version d'une œuvre. Il y en aura sans doute quelques autres...

 

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